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Comment arrêter de se comparer aux autres ?

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Comment arrêter de se comparer aux autres ?

Toutes les mêmes ! Scotchées sur les réseaux sociaux à se comparer aux autres. Vous avez là où tout le monde est bien plus heureux, plus chanceux et surtout toujours en vacances ! Quel que soit notre âge et nos réalisations, nous avons besoin de nous comparer. Cela fait-il de nous des personnes envieuses ? Et pourquoi avons-nous besoin de ces moments inutiles et souvent déprimants ? 

Se comparer, c’est normal, pas d’inquiétude ! 

Human nature… Nous sommes conçus pour réfléchir sur nous-mêmes, pour cela, il faut le faire en référence à quelqu’un d’autre. C’est l’une des caractéristiques de notre espèce (c’est Léon Festinger avec la théorie de la comparaison sociale en 1954 qui le détermine clairement. Bien avant Instagram et Facebook donc !). Notre cerveau compare certains éléments de notre vie avec d’autres éléments de la vie d’autrui et établit une hiérarchie. C’est son travail de comparer et évaluer. Ça nous permet de survivre aussi. On a besoin de se comparer et de se définir par rapport aux autres et de s’évaluer dans le groupe depuis toujours. 

De plus, nous savons que nous avons tendance à nous comparer à des gens qui nous ressemblent. Par exemple, nous n’allons pas comparer notre foulée au footing à celle d’Usain Bolt mais au joggeur à côté. Nous savons que nous comparons nos capacités et nos opinions à des groupes que nous jugeons importants. C’est dans un désir d’adhésion, d’appartenance.

Et nous savons que cette comparaison fait souvent ressortir des sentiments désagréables.

Faut-il essayer d’arrêter de se comparer ?

Alors a-t-on vraiment besoin de comparer son corps à celui de JLO ? Ses fesses de stripper, ses jambes, son visage …Notre couple à celui d’Édouard Philippe ? Pourrait-on éviter de se faire du mal ? Oui et non, il faut savoir faire la part des choses. Se comparer oui mais d’une certaine façon ! Pour en savoir plus les complexes et comment se débarrasser de la honte liée à notre image corporelle : https://www.konenki.fr/complexes-mettre-fin-au-body-shaming-et-aimer-son-corps/

Etes-vous en auto-évaluation ou en quête d’estime de soi ? 

Par exemple : vous vous comparez à Benoît dans votre équipe, qui vient de faire une présentation. Êtes-vous en train de chercher une source de feed-back pour vous améliorer ? Si oui, vous cherchez une référence pour vous auto-évaluer, c’est sain. 

Maintenant si vous vous comparez à Benoit pour augmenter votre estime de soi, c’est-à-dire à conforter vos idées sur vous et sur lui, (Benoît est moins efficace, moins charismatique) là, c’est sûrement votre ego qui parle, qui fait son boulot de vous conforter dans vos opinions, vos idées. Double effet kiss-cool. Vous allez ressentir des mauvaises émotions pour chercher à vous placer au-dessus de Benoît et parce que vous ressentez de la culpabilité. Dans ce cas, c’est plus toxique.

Comment sortir des émotions négatives ?

Vous êtes devant une photo Instagram de votre amie, elle pose avec son mari et ses enfants, ils ont l’air heureux, un cocktail à la main, sur une plage paradisiaque. Vous venez de vous gâcher la journée avec des pensées négatives et déprimantes. En plus, vous culpabilisez d’avoir ces pensées.

Exercice 1 : jouez au détective, cherchez des faits rien que des faits !

Regardez la photo et demandez-vous ce que vous pensez que cette amie a de plus favorable. Soyez sincère, ne vous mentez pas. Quels sont les éléments tangibles et factuels dans cette photo qui vous le prouvent ?

Rappelez-vous que le « dehors » des autres ne peut pas être comparé à votre « dedans ». C’est une habitude tellement utile à cultiver. À moins d’être vraiment proche de quelqu’un, vous ne pouvez pas vous servir de son apparence extérieure pour juger de la réalité de sa vie. 

Regardez les photos et cherchez des faits, pas des impressions. Ce que vous voyez n’est pas la réalité mais la version améliorée de ce qu’elle vous présente de sa vie. Et vous, vous regardez avec votre filtre d’interprétations. Faites ce travail à voix haute. Confrontez votre interprétation à la réalité. 

Exercice 2 : Faites une carte de la jalousie 

Julia Cameron dans « Libérez votre créativité », nous parle de la jalousie, une amie « vache » mais une amie !  Utilisez-la comme une boussole pour vivre pleinement votre vie !

Prenez une feuille de papier et écrivez : 

  • Le nom de la personne que vous enviez
  • Quelles émotions vous lui enviez (oui, parce que ce ne sont pas les circonstances que vous enviez, ce sont les émotions qui en découlent. Vous n’êtes pas jalouse des fleurs que votre amie a reçue pour la Saint-Valentin, vous enviez la sensation d’être aimée, admirée suffisamment pour qu’on vous offre des fleurs
  • L’antidote. C’est ce que vous pouvez mettre en place dès aujourd’hui pour ressentir les mêmes choses.

Bonne nouvelle ! Les émotions ne sont pas rationnées, il y en a pour tout le monde. Vous n’avez pas à envier quelqu’un pour les émotions qu’elle ressent, vous pouvez les ressentir aussi. C’est illimité.

Enfin, la pratique de la gratitude est aussi une habitude qui vos protégera de ces émotions. Si quelqu’un ou quelque chose déclenche ce sentiment de comparaison négative, arrêtez-vous et rappelez-vous de ce qui est bon dans votre vie, dès maintenant. Il y a tellement de choses. Tous les jours, prenez une minute pour remercier ce que vous avez, les petits instants de bonheurs etc…