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Ruminations et pensées négatives : comment y mettre fin ?

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Ruminations et pensées négatives : comment y mettre fin ?

Arrêtez de vous prendre la tête pour enfin trouver la sérénité!

Les to-do lists, les questionnements en boucle, les ruminations…

Il nous est tous arrivé de penser et repenser à un événement ou une suite d’événements qui nous est arrivée, rejouer une dispute avec son conjoint, des voisins… De refaire 10 fois le scenario d’un dialogue avec notre boss. Mais quand ces pensées deviennent envahissantes, incessantes, elles s’invitent dans notre tête et nous épuisent. Ce sont les ruminations mentales. Comment arriver à s’en détacher ?

Les ruminations et pensées négatives sont normales ! C’est ce qui fait de nous des êtres humains

Notre cerveau doit donner un sens à ce qui se passe dans notre monde à ce moment précis. C’est une façon de résoudre un problème ou d’analyser une situation. Si nous ruminons sur une situation pour apprendre ou pour nous aider à évoluer, ce n’est pas un problème.  

Le problème apparaît quand nous passons trop de temps à être préoccupés par nos pensées souvent négatives. Très souvent inutiles, elles finissent par nous fatiguer. Rejouer, ressasser une situation, ajouter des « et si », réfléchir à chaque détail peut mettre en danger notre santé mentale. N’oublions pas comment fonctionne notre cerveau. Plus nous avons des pensées négatives, plus nous créons des connexions qui les rendent faciles d’accès. C’est une surenchère que nous rendons possible et accélérons. Nous créons les conditions de nos ruminations. 

Les femmes, les championnes de la rumination

Les hommes se prennent moins la tête, c’est un fait avéré !

Selon la spécialiste des troubles de l’humeur et de l’anxiété, Susan Noelen Hoeksema, nous sommes les plus concernées par ce phénomène.

L’âge compte aussi : à + de 40 ans, 52% seraient des « overthinkers ».

Comment mettre fin à ces bavardages incessants dans notre tête ?

D’abord être conscient quand la rumination commence à prendre le dessus. 

Identifiez vos ruminations : normales ou dysfonctionnelles ? 

Normales : vous essayez de donner un sens à un événement négatif. Vous essayez de résoudre un problème. Vous prenez le temps de réfléchir, vous analysez vos pensées et comportements. 

Si vous pensez et agissez, c’est normal.

Dysfonctionnelles : vous êtes en boucle, c’est comme un cycle. Vous revenez toujours au même point. Impossible de passer l’action et vous êtes toujours dans vos pensées, c’est problématique. Il faut agir. 

On essaye de prendre du recul avec nos pensées 

Méditation, pleine conscience, on se détache du bavardage incessant de notre esprit. Essayez vraiment quelques minutes. C’est une petite « détox » nécessaire. 

La pleine conscience peut nous aider à être beaucoup plus présents, à devenir plus conscients de nos pensées et à apaiser l’esprit. Pour aller plus loin, suivez les conseils de Thomas d’Ansembourg : https://www.konenki.fr/les-talks-de-konenki-avec-thomas-dansembourg-psychotherapeute/

On change de centre d’intérêt

Recâblez différemment votre cerveau et vers le positif ! 

Il faut passer à autre chose et opérer un véritable changement dans notre tête. Appelez votre amie, faites un cours de danse sur Internet. Pensez jeu, divertissement. N’oubliez pas que votre cerveau travaille pour vous, c’est à vous de lui donner des impulsions, il ne fait que suivre. Alors donnez-lui le « la ». Voici un petit conseil : ne vous acharnez pas en vous disant que vous ne voulez pas penser à ce sujet, généralement ça a un effet inverse. 

Changez-vous simplement les idées avec des activités qui vous font prendre du plaisir.

Prenons exemple sur les hommes ! Soyons légères et réapprenons à jouer. Ne lançons pas une guerre pour éviter nos problèmes existentiels mais trouvons un moyen de nous sortir de nos pensées : un jeu de société, un jeu sportif…

Un petit duel avec vos pensées. Cap ou pas cap ?

C’est le stade supérieur, reprenez le contrôle de votre pensée et mettez-la au défi.  Souvent, on rejoue les événements sur la base de « si j’avais su… J’aurais dû… ». Vraiment ? 

Analysez la situation : que savez-vous vraiment de ce qui se serait passé ? Qui vous dit que les événements se seraient passés comme ça ? Quelles preuves tangibles avez-vous ? 

Jouez au détective mais ne cherchez que les faits réels. Vous vous apercevrez que beaucoup de nos pensées ne sont que des hypothèses.

Prenez du recul, détachez-vous du passé et du futur pour n’être que dans le présent 

La petite histoire chinoise qui nous aide à relativiser les événements

Toujours se rappeler :  » Ce n’est pas bien, ce n’est pas mal, c’est ! « 

C’est l’histoire d’un fermier qui possède un cheval. Un jour, le cheval s’enfuit. Les villageois s’ameutent à la maison du fermier pour lui remonter le moral.

“ Quelle malchance ! Ton seul cheval ! Nous sommes vraiment désolés pour cette perte, c’est si triste ! ”. Le fermier répond, “ peut-être ”.

Le jour suivant, le cheval revient avec sept de ses congénères. Les villageois reviennent pour célébrer la bonne nouvelle.

“ Quelle chance incroyable ! Avec sept chevaux, tu es un homme riche ! Tu dois être ravi de cette nouvelle ! ”. Le fermier répond, “ peut-être ”.

Le lendemain, le fils du fermier s’occupe de l’entraînement des nouveaux chevaux. Mais l’un d’entre eux est agressif ; le garçon tombe et se casse la jambe. Les villageois reviennent.

“ Pauvre enfant ! Nous sommes si désolés pour ce qui est arrivé ! Nous espérons qu’il s’en remettra bientôt, c’est tellement dommage… ”. Le fermier répond, “ peut-être ”.

Le quatrième jour, l’armée arrive au village à la recherche de nouvelles jeunes recrues. Grâce à sa jambe cassée, le garçon échappe au recrutement.

“ Quelle nouvelle incroyable ! Ton fils échappera à cette guerre sanglante, il vivra, à tes côtés ! Tu dois être tellement heureux, c’est fantastique ! ”.

Quand bien même, le fermier répond, “ peut-être ”.

ETC…